Société Une étude pointe le manque d’éducation à la sexualité chez 18-29 ans, malgré l’obligation

Une étude pointe le manque d’éducation à la sexualité chez 18-29 ans, malgré l’obligation

Moins de la moitié des 18-29 ans ont eu plusieurs séances d’éducation à la sexualité, selon Santé publique France. Elles sont pourtant obligatoires en primaire, au collège et au lycée.

L’étude fait état de grosses lacunes, mais aussi de progrès récents. Photo Sipa/Lionel Urman

Moins de la moitié des Français âgés de 18 à 29 ans ont bénéficié de plusieurs séances d’éducation à la sexualité au cours de leur scolarité, selon une étude de Santé publique France publiée mardi. Ces dernières sont pourtant obligatoires pour chaque niveau depuis 2001.

Les plus jeunes sont plus nombreux à déclarer avoir assisté à plusieurs séances, « ce qui montre une mise en place progressive de la loi de 2001 », qui en prévoit trois par niveau, précise cette étude basée sur l’enquête « Contexte des sexualités en France » de 2023, au cours de laquelle 2 086 personnes ont été interrogées. Ainsi, la moitié des moins de 24 ans (51%) disent en avoir eues plusieurs fois au cours de leur scolarité, contre 39% des 25-29 ans.

Surtout au collègue

Au total, près de neuf jeunes sur dix ont bénéficié d’au moins une séance. Pour 80% des répondants, elle a eu lieu au collège, pour 44% au lycée et 13% en école primaire. « La rareté des séances au primaire et leur concentration au collège suggèrent des inégalités potentielles d’accès à l’information », relève l’étude. « Les jeunes exposés au décrochage durant les années collège (…) présentent en particulier un risque accru de ne pas être atteints par ces actions ».

À lire aussi : Justice. Éducation à la vie affective et sexuelle à l’école : l’État reconnu coupable de « carence fautive »

Contraception, infections sexuellement transmissibles, avortement… Les sujets le plus souvent abordés sont « ceux relatifs aux risques, mais les thématiques relationnelles sont de plus en plus présentes dans les séances au fil du temps ». Ainsi, 74% des moins de 20 ans mentionnent que le consentement dans la sexualité a été évoqué, contre 51% des plus de 24 ans.

Un lien avec la première fois chez les femmes

L’impact de ces séances est « complexe à mesurer », selon l’étude, qui relève chez les femmes « un lien » entre le fait d’en avoir eu et « de déclarer avoir eu son premier rapport sexuel au moment adéquat ». 43% des jeunes femmes n’ayant pas eu de séance d’éducation à la sexualité auraient souhaité que ce premier rapport se déroule plus tard, contre 16% de celles ayant bénéficié d’au moins une. «La faible proportion de répondants n’ayant déclaré aucune séance » (205) « limite la significativité des comparaisons entre les deux groupes », prévient toutefois l’étude.

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L’éducation à la vie affective et à la sexualité est considérée par ses défenseurs comme un outil crucial de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Contesté par une partie de la droite et les milieux conservateurs, un nouveau programme en la matière (Evars) est entré en vigueur en septembre 2025.

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Mort de Lyhanna : « La justice n’a pas fait son travail, moi, je ferai le mien », assure la mère de Rosa, fillette qui accuse Jérôme Barella de viols

La mère de Rosa et son avocat, Pierre Debuisson MAXPPP – MARC SALVET

Mort de Lyhanna, Justice, Auch

Publié le 09/06/2026 à 17:01

Article rédigé par Frédéric Abela

Journaliste Affaires judiciaires

La Dépêche du Midi

l’essentiel

Alors que l’institution judiciaire subit les secousses de l’affaire Lyhanna, la mère d’une victime présumée de Jérôme Barella, soupçonné d’avoir violé sa fille, déplore l’inaction de la justice. Son avocat attaque l’État, les enquêteurs et les procureurs.

« Tous les lundis matin, j’appelais au téléphone la gendarmerie de Fleurance et de Lectoure (Gers) pour savoir où en était la plainte pour viols commis sur ma fille de 11 ans, que j’avais déposée le 22 août 2025 contre Jérôme Barella. Et un gendarme, je ne sais pas lequel, me répondait qu’il allait déposer plainte contre moi si je continuais à le harceler. »

Accablant, sidérant. Cette plainte n’a jamais abouti à l’interpellation de Jérôme Barella, malgré le rapport médical attestant des traces de viols sur la fillette, abusée « une dizaine de fois ». Neuf mois plus tard, cet homme de 41 ans est accusé d’avoir tué Lyhanna, 11 ans, à Fleurance (Gers), sans avoir été inquiété auparavant.

À lire aussi : DIRECT. Mort de Lyhanna : « Les moyens qu’on accorde à la justice » sont le « vrai cœur du problème », selon l’avocat des parents

L’onde de choc suscitée par cette affaire n’en finit plus de faire vaciller l’institution judiciaire, accusée d’inaction. Ce mardi 9 juin, Audrey (prénom d’emprunt), au bord des larmes, prend courageusement la parole à double titre. D’abord pour sa fille, « que je n’ai pas su protéger », et « pour Lyhanna et ses parents ».

Dans le bureau de son avocat, Pierre Debuisson, à Toulouse, cette infirmière en arrêt de travail entame un nouveau combat au nom de tous ces enfants victimes d’abus sexuels. « Pour qu’il n’y ait plus d’autres affaires Lyhanna et pour que l’État comprenne qu’il faut protéger les enfants. C’est pour cela que j’ai décidé de parler, pour tenter de changer les choses et pour que l’on m’apporte des réponses. »

Au club de taekwondo

En 2024, Audrey habite Auch (Gers) avec sa fille Rosa. « Elle était inscrite dans un club de taekwondo et fréquentait les deux filles de Jérôme Barella. Un homme qui parvient à lier une amitié avec moi, poursuit Audrey. Pour moi, c’était un papa comme un autre qui s’occupait de ses filles et allait les chercher après le sport. » En toute confiance, sa fille Rosa participe à des soirées pyjama au domicile de Jérôme Barella, à Montestruc-sur-Gers.

« Puis, je décide de déménager à Plaisance-du-Touch (près de Toulouse), pour des raisons personnelles. » Selon elle, Jérôme Barella le vit mal, menace de se suicider et n’accepte pas le départ d’Audrey et de sa fille.

À lire aussi : Mort de Lyhanna : visée par des menaces et une vague de haine en ligne, la procureure d’Auch, Clémence Meyer, placée sous protection policière

En août 2025, alors que la petite famille s’installe dans son nouveau logement, Rosa se confie à sa mère. « Je dépose plainte le 22 août 2025 à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch. » Après les premiers actes d’urgence, la procédure est renvoyée au parquet d’Auch, territorialement compétent, pour poursuivre les investigations. Mais rien ne se passe, malgré le rapport accablant de la médecine légale et des experts psychologues qui corroborent les accusations de l’enfant.

Plaintes en série

« On a affaire à des enquêteurs et des magistrats fainéants et paresseux qui ne travaillent pas assez », fustige Pierre Debuisson. « Certes, la majorité n’est pas comme cela, mais dans cette affaire nous sommes en face de fonctionnaires totalement désinvestis. On doit revenir à une justice simple et plus humaine. Le problème est collectif ! »

À lire aussi : Mort de Lyhanna : la mère de Rosa, 11 ans, qui a dénoncé un viol de Jérôme Barella sur sa fille en 2025, va porter plainte contre l’État et Gérald Darmanin

« La justice n’a pas fait son travail, moi, je ferai le mien en allant au bout de mon combat », prévient Audrey d’un filet de voix chevrotant. Parole de mère.

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Mort de Lyhanna. « Il y a des vies d’enfants qui sont sacrifiées » : devant le palais de justice d’Agen, le poignant rassemblement d’un millier de personnes en soutien aux mineurs victimes de violences

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chouiax Il y a 24 minutes

Illustration pour l'article : Universal Park : 1,3 milliard £ du gouvernement britannique
Universal Park : 1,3 milliard £ du gouvernement britannique

Universal Park : 1,3 milliard £ du gouvernement britannique

1,3 milliard de livres sterling. C’est la somme que le gouvernement britannique vient d’annoncer pour accompagner l’arrivée d’Universal sur le sol anglais. Une nouvelle qui fait déjà couler beaucoup d’encre outre-Manche, et pour cause : il s’agit du plus gros investissement privé dans le secteur des loisirs depuis des décennies. Le parc n’a même pas encore ouvert ses portes qu’il suscite déjà autant d’espoirs que d’inquiétudes.

Bedford. Voilà le nom officiellement confirmé pour cette future destination touristique de premier plan. Universal Resort Great Britain s’installera dans cette région du centre de l’Angleterre, à environ une heure de Londres. Mais attention, l’argent public ne servira pas à construire des montagnes russes ou des décors hollywoodiens. Cette enveloppe colossale cible exclusivement les infrastructures : routes, transports en commun, gares, réseaux d’eau et d’électricité. Autrement dit, tout ce qui permettra d’absorber les millions de visiteurs attendus chaque année.

Ce qui frappe d’abord, c’est l’ampleur du pari. Vous imaginez le nombre de touristes que ça représente ? Les estimations les plus prudentes parlent de 8 millions de visiteurs annuels, certains analystes montent jusqu’à 12 millions. Pour un pays qui mise déjà énormément sur son industrie touristique, l’enjeu dépasse largement le simple parc d’attractions.

Un nom qui scelle l’affaire

Bedford s’impose face à la concurrence

La bataille a été rude. Plusieurs sites étaient en lice depuis des mois, voire des années. Bedford n’était pas forcément le favori au départ. D’autres localisations présentaient des avantages indéniables : proximité d’aéroports internationaux, bassins de population plus importants, infrastructures déjà existantes. Pourtant, c’est bien cette ville du Bedfordshire qui remporte la mise.

Pourquoi Bedford alors ? La disponibilité foncière joue un rôle majeur. Le site retenu s’étend sur près de 200 hectares, avec des possibilités d’extension futures. Dans une certaine mesure, c’est aussi une question de stratégie géographique : suffisamment proche de Londres pour attirer la clientèle internationale, mais assez éloigné pour justifier des séjours de plusieurs jours plutôt que de simples excursions d’une journée. Les hôtels de la région se frottent déjà les mains.

Un processus qui aura pris des années

Les premières rumeurs remontent à 2019. À l’époque, peu de gens y croyaient vraiment. Universal en Europe ? Alors que le groupe possède déjà des parcs performants en Floride, en Californie, à Singapour, au Japon ? L’idée semblait presque saugrenue. Pourtant, les négociations se sont intensifiées, discrètement d’abord, puis de manière de plus en plus visible.

C’est là que ça devient intéressant. Le Brexit a changé la donne. Vous vous souvenez de tous ces débats sur l’attractivité économique du Royaume-Uni post-UE ? Ce projet Universal tombe à pic pour démontrer que les investisseurs internationaux gardent confiance. Le gouvernement britannique en fait d’ailleurs un argument de communication massive. Un projet de cette envergure, porté par une entreprise américaine aussi prestigieuse, voilà qui redore sérieusement le blason.

Les retombées économiques promises

On parle de 20 000 emplois directs à terme, peut-être davantage. Des postes dans le parc lui-même, évidemment, mais aussi dans l’hôtellerie, la restauration, les commerces alentours. Certaines études mentionnent jusqu’à 40 000 emplois indirects sur l’ensemble de la région. Des chiffres qui donnent le tournis et qui expliquent pourquoi les élus locaux ont multiplié les efforts pour décrocher ce projet.

« Ce n’est pas simplement un parc d’attractions, c’est une transformation complète de notre économie régionale », déclarait récemment le maire de Bedford dans une interview accordée à la presse locale. « Nous parlons d’un investissement total dépassant les 3,5 milliards de livres sur dix ans. »
white voltage stabilizer

Ces 1,3 milliard : pour quoi faire exactement ?

Des infrastructures routières repensées

Premier chantier colossal : les routes. Le réseau actuel ne tiendrait pas deux semaines face à un afflux quotidien de dizaines de milliers de véhicules. Il faut élargir, moderniser, créer de nouveaux accès. L’autoroute la plus proche va bénéficier d’une sortie dédiée avec des voies supplémentaires. Les routes secondaires seront également concernées, histoire d’éviter que les villages environnants ne se transforment en parkings géants les week-ends d’affluence.

Paradoxalement, une partie de l’argent servira aussi à… décourager la voiture. Vous avez bien lu. Les autorités veulent éviter l’écueil de devenir totalement dépendants du transport automobile. D’où des investissements massifs dans les alternatives. C’est là toute l’ambiguïté du projet : moderniser pour l’automobile tout en encourageant à s’en passer.

Le train comme colonne vertébrale

La gare de Bedford va connaître une métamorphose spectaculaire. Nouvelle ligne ferroviaire directe depuis Londres St Pancras, augmentation des fréquences, allongement des quais pour accueillir des trains plus longs. L’objectif affiché ? Permettre aux touristes londoniens de rejoindre le parc en moins de 40 minutes. Actuellement, il faut compter près d’une heure, parfois plus selon les correspondances.

Mais ce n’est pas tout. Des discussions sont en cours pour créer des liaisons directes depuis les principaux aéroports : Heathrow, Gatwick, Luton. Imaginez le tableau : vous atterrissez à Londres, vous montez dans un train, et hop, vous voilà aux portes d’Universal sans avoir à traverser la capitale embouteillée. Dans une certaine mesure, ça pourrait même positionner Bedford comme une porte d’entrée touristique alternative à Londres elle-même.

Les réseaux invisibles mais essentiels

On en parle moins, mais c’est tout aussi crucial. L’eau potable, l’électricité, les égouts, le traitement des déchets. Un parc comme celui-là consomme autant qu’une petite ville. Les installations existantes ne suffisent tout simplement pas. Il va falloir construire de nouvelles stations d’épuration, renforcer le réseau électrique, installer des transformateurs haute tension.

Reste une question cruciale : qui va assurer la maintenance de tout ça sur le long terme ? Les collectivités locales héritent d’infrastructures flambant neuves, certes, mais avec les coûts d’entretien qui vont avec. Le gouvernement promet un accompagnement financier durable, mais les détails restent flous. On pourrait objecter que c’est toujours plus facile d’annoncer des milliards pour du neuf que de garantir des budgets de fonctionnement sur vingt ans.

Rooftops of old european town with river in background

Les réactions contrastées sur le terrain

L’enthousiasme économique

Du côté des commerçants et entrepreneurs locaux, c’est l’euphorie. Enfin, presque. Les hôteliers prévoient déjà des extensions, certains restaurants envisagent d’ouvrir des annexes, les agences immobilières voient leurs carnets de commandes exploser. Bedford était jusqu’ici une ville plutôt tranquille, sans véritable identité touristique. Ça va changer, radicalement.

Les chambres de commerce parlent d’une opportunité historique. Il faut bien admettre que les perspectives sont alléchantes. Mais voilà, tous les habitants ne partagent pas cet optimisme débordant. Loin de là, même.

Les craintes environnementales et sociales

Des associations locales ont déjà fait part de leurs inquiétudes. La pollution sonore, la pollution lumineuse, la circulation automobile, la pression sur les espaces naturels environnants. Vous connaissez la chanson. Ce qui était hier une zone relativement préservée va devenir un pôle touristique majeur. Forcément, ça grinche.

« Nous ne sommes pas opposés au développement économique, mais à quel prix ? La qualité de vie des résidents actuels compte aussi. Nous demandons des garanties solides sur la préservation de notre environnement », explique une porte-parole d’un collectif citoyen créé spécifiquement pour suivre ce dossier.

La question du logement inquiète particulièrement. L’arrivée de 20 000 emplois signifie potentiellement 20 000 personnes supplémentaires à loger, sans compter leurs familles. Même si cela reste à nuancer — certains trouveront peut-être à se loger dans les villes voisines — la pression immobilière va monter en flèche. Les loyers aussi, mécaniquement. Les habitants actuels, notamment les plus modestes, risquent de se retrouver progressivement évincés. Un phénomène de gentrification à grande échelle, en quelque sorte.

Le débat politique national

À Westminster, les avis divergent. Les partisans du projet y voient la preuve que le Royaume-Uni peut encore attirer des investissements internationaux massifs. Les détracteurs dénoncent un cadeau fait à une multinationale américaine avec l’argent du contribuable britannique. Pourquoi financer les infrastructures qui bénéficieront d’abord à Universal, s’interrogent-ils ? Ne serait-il pas plus judicieux d’investir cet argent directement dans les services publics ?

Pourtant, le gouvernement assume pleinement sa stratégie. L’argument tient en quelques mots : sans ces infrastructures modernisées, Universal n’aurait jamais choisi Bedford. Et sans Universal, pas de dynamisme économique régional. C’est un pari, certes. Mais un pari calculé, insistent les ministres concernés.

Sunlit valley between rugged mountains under a blue sky

Universal débarque : qu’attendre concrètement ?

Les premières indications sur les attractions

Universal reste très discret sur le contenu exact du parc. Normal, on est encore loin de l’ouverture prévue pour 2030 ou 2031. Mais quelques indices filtrent. On parle évidemment d’une zone Harry Potter, c’est devenu la marque de fabrique d’Universal. Les parcs américains et japonais en possèdent déjà, et ça fonctionne admirablement bien. Difficile d’imaginer Bedford sans son Poudlard.

Des franchises comme Jurassic World, Fast & Furious, ou encore les Minions devraient également figurer au programme. C’est dire si le catalogue Universal s’est étoffé ces dernières années. Reste à savoir si le parc britannique proposera des attractions inédites ou se contentera d’adapter les succès existants. La première option serait évidemment plus séduisante pour convaincre les visiteurs qui connaissent déjà les parcs américains ou asiatiques.

Une stratégie tarifaire encore floue

Combien coûtera l’entrée ? Personne ne le sait encore officiellement. Mais on peut tenter quelques projections. Les parcs Universal américains pratiquent des tarifs élevés, souvent au-dessus de 100 dollars pour une journée en haute saison. En Europe, le marché est différent, plus sensible au prix. Disneyland Paris, le principal concurrent, propose des billets autour de 60 à 100 euros selon les périodes.

Universal devra trouver le bon équilibre. Trop cher, et les familles britanniques se détourneront du parc. Trop accessible, et l’image premium risque d’en pâtir. Dans une certaine mesure, la stratégie tarifaire conditionnera le positionnement global du resort. Vise-t-on l’excellence haut de gamme ou une offre grand public ? Les deux approches ont leurs avantages et leurs limites.

La dimension hôtelière du projet

Un resort, ce n’est pas juste un parc. Ce sont aussi des hôtels, des restaurants, des boutiques, peut-être même un centre commercial ou un complexe de divertissement nocturne. Universal maîtrise parfaitement ce modèle en Floride, où l’Universal Orlando Resort s’étend sur des kilomètres carrés et propose une dizaine d’hôtels thématiques.

À Bedford, on devrait retrouver ce concept. Plusieurs hôtels Universal officiels sont prévus, allant du standard familial au luxueux cinq étoiles. L’idée ? Garder les visiteurs captifs plusieurs jours, maximiser les dépenses sur place. C’est la recette qui fonctionne à merveille dans tous leurs parcs existants. Pourquoi changer une formule gagnante ?

La concurrence s’organise déjà

Disneyland Paris en première ligne

L’arrivée d’Universal en Europe bouleverse l’équilibre du marché. Disneyland Paris régnait jusqu’ici sans véritable concurrent d’envergure comparable. Certes, il existe d’autres parcs en Europe — Europa Park en Allemagne, PortAventura en Espagne, Efteling aux Pays-Bas — mais aucun ne dispose de la puissance de frappe d’une marque mondiale comme Disney. Universal change la donne.

Les équipes de Marne-la-Vallée ne se font aucune illusion. Elles savent pertinemment qu’une partie de leur clientèle britannique risque de basculer vers Bedford. La proximité géographique joue en faveur d’Universal pour le marché UK, évident. Du coup, Disney a déjà annoncé plusieurs projets d’extension et de modernisation. Coïncidence ? Personne n’est dupe.

Les parcs britanniques traditionnels

Alton Towers, Thorpe Park, Legoland Windsor. Ces noms vous disent peut-être